Pour le premier numéro de la rubrique  » Qu’est ce qu’ils sont devenus » , le site Guinée Goal a tendu son micro à l’ancien international guinéen Kamory Diakité qui nous a livré toutes les vérités sur sa carrière.
Guinée Goal: Bonjour Kamory Diakité !!!
Kamory Diakité: Oui Monsieur !!!
Guinée Goal: Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de connaître vos premières heures, dites nous qui est Kamory Diakité?
Kamory Diakité: J’ai commencé comme tout jeune footballeur , j’ai commencé à jouer au ballon dans les rues du quartier Behanzin. Mais c’est arrivé au Lycée Yimbaya que j’ai les choses sérieuses ont commencé.

On a joué un tournoi scolaire où j’ai été le meilleur de la compétition et c’est ainsi j’ai été repéré par le Horoya AC. Mais avant de m’engager avec le Horoya, je suis passé d’abord par l’Olympique de Conakry durant 2 saisons ensuite la SOGEAC en deuxième division.

C’est après l’exclusion de la SOGEAC que je suis venu au Horoya AC. C’est dans ce club que tout a changé et j’ai été découvert par le grand public. C’est comme ça c’est parti.

Guinée Goal: Malgré votre statut de joueur local, Kamory Diakité a été appelé en équipe nationale dans un groupe très relevé.

Kamory Diakité: Oui, au moment où j’arrivais en équipe nationale avec la génération des Titi Camara et de Salam Sow. C’était pas facile à l’époque de venir s’imposer en équipe nationale car à leur temps, ils étaient les meilleurs joueurs à leur poste.

Et nous nous étions à Conakry, il fallait être plus sérieux car les conditions n’étaient pas aussi élevées ni les façons d’entraînement. Il fallait être au top pour être dans cette équipe. Mais Dieu m’a donné la chance, j’avais mon père qui me conseillait bien et il m’a toujours déconseillé les sorties nocturnes. <<L’école et le terrain>> était son principe.

Guinée Goal: Une performance qui a favorisé votre départ vers d’autres horizons ?
Kamory Diakité: Oui surtout mon passage à Abidjan qui est un moment inoubliable pour. La Côte d’Ivoire est comme un pays d’adoption pour moi. C’est lors d’un match de la Coupe Nationale entre le Horoya et l’AS Kaloum que les dirigeants de la Jeunesse Club d’Abidjan m’ont contacté pour rejoindre la capitale ivoirienne.

Je ne voulais pas partir dans un premier temps à cause des crises et des insécurités. Mais vu les garanties et l’assurance des dirigeants, j’ai accepté. Dieu merci , j’ai été bien accueilli et j’ai passé des bons moments. J’ai même eu le regret pourquoi je ne suis pas sorti très tôt.

Guinée Goal: Palrez moi de votre séjour au royaume chérifien.


Kamory Diakité: Bon les marocains m’ont vu dans une compétition africaine avec la Jeunesse Club d’Abidjan et ils ont déclenché les démarches pour mon transfert. J’ai signé un contrat de cinq (5) ans avec Oujda où c’était vraiment bien même si on ne jouait pas les premiers rôles du championnat.

À l’époque, RAJA, Wydad et FAR faisaient la loi sur les autres et le titre était partagé entre ses trois (3) clubs qui avaient les moyens et les potentiels des joueurs. Durant les cinq (5) ans, mon club n’a jamais été relégué en deuxième division. Et j’ai eu cette blessure à la fin de mon contrat qui a freiné mon évolution.
Guinée Goal: Parlez nous de cette blessure.
Kamory Diakité: J’ai eu cette blessure contre le Raja de Casablanca. C’était pas grave dans un premier temps, je suis sorti et on a mis les bandes . Je suis revenu dans le match avant de sortir définitivement.
Guinée Goal: Et le regret?
Kamory Diakité: Mon premier regret c’est que Dieu ne m’a pas donné la chance d’exprimer tout le talent que j’avais. J’ai voulu jouer en Europe pour voir les réalités de ce côté. Mais Dieu n’a pas voulu . Je regrette donc de ne pas aller jouer en Europe et le second c’est la mort de mon père qui n’a pas eu la chance de me voir jouer avec le Horoya. Le destin est inévitable et il est à accepter.
Guinée Goal: Merci Kamory Diakité et bon courage

Kamory Diakité: Merci à vous et je suis toujours à votre disposition.

Après donc sa carrière professionnelle, Kamory Diakité est désormais éducateur d’une académie au quartier Yimbaya Bougie où il entraîne une vingtaine de jeunes footballeurs. L’ancien joueur du Horoya est allé en France en 2016 pour les cours de stages préparatoires à Montpellier et Châteauroux.

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